Corinne Rety Cabec

Bonjour,
Pouvez-vous vous présenter pour vos lecteurs mais aussi pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?
Bonjour, je m’appelle Corinne Cabec, je vis en Bretagne à Corseul, village près de Dinan, région historique importante, Corseul a été une capitale gallo-romaine et possède de nombreux vestiges (temple, villa, forum). J’étais professeur des écoles, j’ai adoré travailler avec les enfants surtout en maternelle où le vivre
ensemble est important. Maintenant à la retraite, je fais beaucoup de généalogie, j’écris de petites histoires et je marche avec mon chien !
Dans votre livre il y a deux histoires qui viennent de deux pays différents, la France et plus précisément la Bretagne et la Pologne avec comme ville Varsovie. Pourquoi ce choix ?
Le choix de Varsovie en Pologne s’explique par le fait que j’ai étudié la langue russe au lycée et au collège. J’aime beaucoup la littérature slave si riche en mots, en expressions pour décrire des situations.
Varsovie, je savais que la ville était liée à une sirène.
La Bretagne ? Je suis bretonne et la Bretagne est, elle aussi, liée à la mer et aux sirènes.
Dans le conte breton, vous évoquez le port de Kerbriac, et l’aber Wrac’h. Est-ce que ce sont des endroits que vous connaissez bien ?
Kerbriac est un nom de lieu inventé qui vient de Saint Briac, station balnéaire près de Corseul. L’aber Wrac’h j’y suis allée plusieurs fois.
Iffic et Marek sont deux bateaux auxquels vous avez donné une personnalité. Comment vous sont venus leurs prénoms, leurs caractéristiques et leurs personnalités ?
Iffic est un prénom breton signifiant petit Yves. Yves est en Bretagne un prénom courant de même que Marek est courant en Pologne. Je suis issue d’une famille de marins. Mon mari naviguait sur d’énormes cargos. Ses différents récits, celui de la tempête par exemple, ont certainement influencé l’histoire d’Iffic.
Marek, quant à lui, incarne le caractère fantasque des slaves.
Quelles sont vos conditions d’écriture en général ?
J’écris en général dans la journée, le matin de préférence.
Comment s’est passée la collaboration avec Madame Devalland ?
Je connais Viviane Devalland depuis longtemps. Son mari était également marin. Nos maris avaient fait leurs études ensemble et étaient liés.
Dans les deux histoires il est question de bateaux et de sirènes. Si vous pouviez faire un choix, quelle vie auriez-vous aimé vivre, celle d’un bateau naviguant sur les flots ou celle d’une sirène sauvant ceux qui sont en détresse ?
Peut-être en raison de la vie de marin, de femme de marin, de famille de marin j’aimerais être sur
un bateau mais qu’une sirène protège mon mari me semble aussi admirable.
Quel passage avez-vous pris le plus de plaisir à écrire ?
La fin des deux histoires m’émeut car après de terribles moments la joie et le bonheur reviennent.
Avez-vous déjà publié des histoires pour enfants ou est-ce que c’est votre premier livre publié ?
J’ai déjà écrit des histoires pour enfants mais elles n’ont jamais été publiées. La première c’est « Le camping-car de Manue la tortue ». Ma fille Audrey en a fait un livre sur internet et « Le deuxième Paddy et ses amis », sur internet également, la suite est prête.
Pour le troisième, j’ai rencontré un étudiant polonais qui était à la faculté de Rennes pour le livre et les métiers du livre et dont l’objectif final était de faire connaître à nos enfants les personnages mythiques des contes slaves. J’ai donc écrit les histoires en adaptant les personnages à différentes situations et commandé à l’imprimerie quelques livres pour une distribution familiale.
Aimeriez-vous écrire d’autres histoires pour enfants ?
Par mon métier, j’ai raconté beaucoup d’histoires aux enfants, j’en ai écrit quelques-unes. J’aime beaucoup une histoire de korrigans et une histoire de lapins de Pâques. Pour un enfant, voyager, découvrir de nouveaux lieux, découvrir de nouvelles façons de vivre, fait rêver tout en ayant une petite pointe d’appréhension.
Que diriez-vous à un enfant pour l’inciter à lire votre histoire ?
Pour inciter un enfant à lire, il faut éveiller sa curiosité, montrer la couverture du livre. Connaissent-ils les personnages, les sirènes ? Mettre en parallèle les sirènes et les bateaux, poser des questions sur le lien entre les différents personnages de la couverture. Je pense aussi qu’il faut faire en sorte de garder du mystère en présentant le livre et cultiver une pointe d’anxiété au fur et à mesure de la lecture.
Son livre :
