Marguerite Soupel

Bonjour,
Pouvez-vous vous présenter pour vos lecteurs mais aussi pour ceux qui ne vous connaissent pas encore ?
Bonjour,
Alors, je m’appelle Marguerite, j’habite en Auvergne et l’écriture a toujours été pour moi une grande passion. Je suis née avec un handicap moteur et je suis en fauteuil roulant depuis toujours. Enfant, j’ai passé beaucoup de temps à l’hôpital, ce qui m’a souvent empêchée de faire les mêmes activités que les autres enfants.
Les livres sont alors devenus mes compagnons de route. Et un jour, à huit ans, j’ai commencé à écrire sur l’ordinateur de mon père et j’ai inventé ma première histoire… je n’ai plus jamais arrêté.
L’écriture m’a offert un monde où je pouvais être qui je voulais, sans aucune limite.
Je suis passionnée de littérature jeunesse. Écrire pour les enfants est, pour moi, une aventure sans limites : leur imaginaire est vaste, libre et sincère.
J’aime inventer des histoires qui les font rêver, réfléchir, rire parfois, mais surtout qui les accompagnent en douceur sur le chemin de la vie. Voir un enfant s’inspirer de mes récits ou y puiser un peu de confiance est la plus belle récompense qui soit. Certains livres m’ont aidée à grandir quand j’avais leur âge ; aujourd’hui, j’espère à mon tour offrir cette même lumière à d’autres enfants.
Hormis l’écriture, je suis maman à temps plein. J’exerce aussi parfois en tant que correctrice
freelance.
Vous êtes l’auteure du livre « Anaé et la maison aux grands yeux ». Comment vous est venue
l’idée d’écrire un livre avec cette maison si particulière ?
Ma fille, née en 2015, est souvent une grande source d’inspiration pour mes histoires et en particulier pour celle-ci. En effet, la Anaé du livre, c’est elle.
Lorsqu’elle avait 6 ans, elle est tombée de son lit en pleine nuit et a dû aller à l’hôpital avec son papa. Sur le chemin, elle a aperçu une maison aux fenêtres rondes et en rentrant, avec son doudou couverture et sa peluche Koala prénommée Andy Warhol, elle me dit : « Maman, j’ai vu une maison avec des yeux ». De là a germé en moi l’idée de lui écrire l’histoire de cette maison.
Quelle pièce de la maison avez-vous pris le plus de plaisir à écrire ? Et pourquoi ?
Mon coin bureau dans mon salon avec mon chien à mes côtés. C’est là que j’écris le plus souvent.
Aimeriez-vous qu’une maison comme celle de votre histoire existe réellement ?
Oui, je pense. J’écris toujours un peu le monde tel que j’aimerais qu’il soit.
Comment s’est passée la collaboration avec Madame Esma ?
Bien. Nous avons étroitement collaboré. Je lui ai donné les détails précis de ce que je voulais, elle me montrait ses dessins au fur et à mesure. Elle a toujours bien représenté ce que je souhaitais et je la remercie de m’avoir aidée à donner vie à cette histoire.
Quelles ont été vos conditions pour écrire l’histoire ?
L’après-midi au calme le plus souvent.
Comment avez-vous créé le personnage d’Anaé ?
Ça n’a pas été compliqué puisque je me suis inspirée de ma fille.
Quel passage de l’histoire avez-vous pris le plus de plaisir à écrire ?
Le passage où Anaé est dans la chambre avec la mouche qui lui apporte son repas. Je l’avais lu à ma fille à l’époque et on avait beaucoup ri ensemble.
À cette période, elle vouait une passion pour les mouches et adorait les croque-monsieur, la purée jambon et le riz au lait.
Que diriez-vous à un enfant pour lui donner envie de lire votre histoire ?
Tu aimes les insectes, les animaux et les vieilles maisons mystérieuses ? Alors, viens découvrir mon livre. J’espère qu’il te plaira autant que j’ai aimé l’écrire.
Son livre :
