Estebane Le Gall

Bonjour,
Pouvez-vous vous présenter pour vos lecteurs mais aussi pour ceux qui ne vous connaissent pas
encore ?
Bonjour, je m’appelle Estebane et je suis né à Paimpol, en Bretagne. J’ai grandi entouré de ma
famille, dans le petit village de Loguivy de la Mer. Depuis petit, je suis passionné par la nature et
par les animaux. En grandissant, je me suis rendu compte que j’aimais beaucoup travailler auprès
des enfants, pour leur transmettre des connaissances sur la nature et pour jouer avec eux. Je suis
donc devenu animateur en classes de découvertes pour les enfants des écoles primaires. À côté de
cela, j’ai toujours aimé lire des histoires et en raconter aux plus petits. J’écris depuis fin 2019.
Pouvez-vous expliquer à vos lecteurs comment vous avez choisi les prénoms de vos personnages ?
J’ai longtemps réfléchi avant de baptiser mes personnages principaux. Je voulais que les prénoms
soient représentatifs de leur culture, de leur pays, mais qu’ils aient également une signification
importante et liée à leur magie. Namibi veut dire « bouclier de feu ». C’est également un clin d’œil
à la Namibie, un pays africain dont la faune est remarquable. Gaïane est un prénom lié à Gaïa, la
déesse grecque de la terre.
Namibi et Gaïane sont accompagnées pour l’une d’un lion, pour l’autre d’un loup. Pourquoi ce
choix concernant les animaux ?
Pour le choix de mes Bêtes Élémentaires, je voulais des animaux bien ancrés dans l’imaginaire des
enfants. Pyrolia représentant l’Afrique, le choix du lion me paraissait évident. Comme chacun sait,
il est considéré comme le roi des animaux. L’élément Feu me semblait approprié, puisque ce félin
vit dans les savanes, il est puissant, et porte une crinière qui peut évoquer le soleil. Terralia
représente bien sûr l’Europe. J’ai choisi le loup pour contraster avec l’activité de Gaïane, qui est
bergère. Les loups sont également très présents dans nos contes européens, et cela m’amusait de
faire un clin d’œil au Petit Chaperon rouge de Perrault. L’élément Terre est lié au fait que ces
canidés vivent dans les forêts, les montagnes, et creusent des terriers pour s’abriter.
Quelles sont vos conditions de travail pour écrire ?
Je ne me suis jamais fixé de conditions par rapport à mon écriture. Je peux écrire n’importe où et
n’importe quand, lorsque l’inspiration me vient ! J’aime bien écouter la radio en écrivant, ou de la
musique. Cela peut-être chez moi, à ma pause au travail, à la plage ou dans la forêt, partout ! J’ai
toujours en tête mon univers et mes personnages. Ils vivent en moi ! Je me laisse entièrement guider
par mon imagination. Je m’inspire de livres que j’aime bien, de reportages animaliers que je regarde,
des événements de la vie de tous les jours.
Vous avez écrit l’histoire et c’est Madame Le Menthéour qui a réalisé le dessin de la couverture.
Comment s’est passée la collaboration ?
J’ai connu Elsa à l’école primaire, nous nous sommes suivis dans les mêmes classes. À l’époque, elle dessinait déjà très bien ! J’ai eu l’idée de la recontacter pour lui proposer de travailler sur mon projet.
Elle a été très intéressée et nous avons commencé à travailler ensemble sur les dessins. Elle a lu toute la description de Namibi et m’a ensuite proposé différentes postures, formes de visage, coiffures, vêtements et accessoires, couleurs. J’ai sélectionné mes préférences et elle s’est basée là-dessus. Elsa m’a également apporté ses propres idées. Notre collaboration a été très agréable.
Votre histoire se déroule dans un monde que vous avez complètement inventé. Pourquoi ce choix ?
J’ai choisi d’inventer un monde où les Hommes vivent en harmonie avec la nature, mais ce monde
est tout de même représentatif de notre planète en ce qui concerne les peuples, la faune et la flore.
Ma carte fait d’ailleurs référence aux continents actuels. La technologie est totalement absente de
mon univers, mais la magie y prend toute sa place. Ce que j’aime le plus dans l’écriture, c’est
inventer l’univers, et le travailler au maximum, par le biais de descriptions notamment, afin d’y
plonger les lecteurs, et plus particulièrement les enfants.
Namibi et Gaïane sont les deux personnages principaux de ce premier tome. De quel personnage
vous sentez-vous le plus proche et pourquoi ?
Je me sens réellement proche de mes deux premières Gardiennes. Chacune porte en elle une partie
de ma personnalité. Namibi a un grand amour et un grand respect pour la faune africaine. Elle
collectionne également de petites figurines d’animaux, comme moi ! Gaïane, quant à elle, porte mon
côté rêveur et naïf, ainsi que ma maladresse. Elle a aussi gardé son cœur d’enfant, elle aime croire
aux contes et aux légendes, et elle est très proche de sa famille. Gaïane me ressemble beaucoup par
rapport à tous ces points.
Pouvez-vous indiquer à vos lecteurs des petites informations concernant les prochains tomes ? Est-
ce que les personnages vont rencontrer des « méchants » et si oui quelle sorte de méchants ?
Dans le prochain tome, mes lecteurs pourront découvrir Hanako, la Gardienne des Plantes, et
Alizée, la Gardienne du Vent. Ils rencontreront aussi deux Sages d’Astralia, qui seront les adjuvants
de mes héroïnes, un homme appelé Seïko, et une femme nommée Aglaé. Je révélerai également
d’autres secrets sur l’histoire et sur le passé d’Astralia, ainsi que des informations sur l’Armée
Serpentine, dont les soldats sont les opposants des Gardiennes. Hanako et Alizée vivant dans des
pays différents de Namibi et de Gaïane, mes lecteurs seront plongés dans de nouvelles ambiances,
et pourront faire de nouvelles rencontres humaines et animales.
Dans ce premier tome il est également question de Sofia et d’une vipère. Est-ce qu’elle fera partie
des gentils ou plutôt des méchants ?
Sofia est un personnage très intéressant, au passé plutôt trouble et compliqué. Son esprit et son
corps se retrouvent complètement entravés par la puissance maléfique de Viperos, la Grande Vipère
qui souhaite l’utiliser comme arme de guerre. Sofia est de nature gentille, mais le destin fera d’elle
une reine emplie de rage, de colère et de haine, prête à tout pour asservir le monde et détruire les
Magies Élémentaires. J’évoque l’Armée Serpentine dans tous mes tomes, mais il faudra être patient
pour retrouver Sofia elle-même ! J’aime les histoires qui prennent leur temps pour bien développer
un univers et l’ensemble de ses personnages.
Avez-vous d’autres passions en dehors de l’écriture ?
Oui, comme je l’ai dit plus haut, je suis passionné par la nature et par les animaux. Mon travail
auprès des enfants me passionne également. Au-delà de ça, j’aime la lecture, les balades dans la
nature, la musique, le cinéma, le football. Je suis très passionné aussi par l’univers des Pokémon.
Pour revenir à l’écriture, j’ai aussi écrit un recueil de poèmes pour enfants « Les Petites Filles
Naissent Dans Les Roses ».
Que diriez-vous à un enfant pour lui donner envie de lire votre histoire ?
Je dirais à cet enfant qu’en lisant « Les Gardiennes d’Astralia », il pourrait se plonger dans un
univers où la nature et la magie s’entremêlent. Je lui dirais qu’il partirait en voyage avec des jeunes
filles passionnées et inspirantes, auprès desquelles il apprendrait beaucoup sur les animaux et sur la
nature. Je lui dirais qu’il passerait de bons moments de rigolades avec mes Gardiennes, et qu’il
vivrait beaucoup d’aventures avec elles : il pourrait par exemple chasser dans la savane avec
Namibi, et il pourrait ensuite rêver et explorer des grottes avec Gaïane !
Son livre :
